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Quelques réponses aux idées reçues concernant l'utilisation du bois dans la construction "Couper du bois, c'est tuer la forêt" Couper le bois, c'est accompagner le travail de la nature. Le forestier en amoureux de la forêt, prend soin d’elle au quotidien. Il prélève les arbres à maturité et favorise ainsi le renouvellement de la forêt. Entretien, coupes et reboisements maintiennent également la diversité biologique et la vitalité de la forêt. Exploiter la forêt, c'est lutter contre l'effet de serre. Les jeunes arbres n'ont qu'une ambition : grandir. Et ils ont besoin d'absorber beaucoup de gaz carbonique pour ça. Ils sont bien plus gourmands que leurs aînés. Une forêt exploitée et renouvelée est donc un excellent moyen de lutte contre l'effet de serre. La surface des forêts françaises atteint actuellement 15,5 millions d’hectares. Elle s’accroît fortement depuis la deuxième moitié du XIXe siècle. On estime que la surface boisée de la France était comprise entre 8,9 et 9,5 millions d’hectares en 1830 (Cinotti, 1996). Depuis 1980, la progression annuelle enregistrée par l’IFN*est d’environ 68 000 hectares. *IFN : Inventaire forestier national (IFN), organisme créé en 1958 pour mieux connaître les potentialités des forêts françaises.  "Le bois est dangereux en cas d'incendie" Certes, le bois brûle dans nos cheminées l’hiver. Mais aussi surprenant que cela puisse paraître, il offre une excellente tenue au feu (faible conductivité thermique, il transmet 10 fois moins vite la chaleur que le béton). En outre, sa teneur en eau entraîne la formation d'une croûte carbonisée. Celle-ci devient dès lors isolante, et freine la combustion jusqu’à l’empêcher. En cas d'incendie, ce matériau se révèle même plus sûr que d'autres, puisqu'une structure en bois conserve sa capacité de portance plus longtemps que son équivalent en acier ou en béton (il ne dilate pas et n'éclate pas à la chaleur). Quand le bois brûle, il se consume lentement en gardant ses qualités mécaniques pendant de longues heures et sans dégager de gaz toxiques. A titre d'information, les portes coupe-feu sont le plus souvent en bois. "Le bois est fragile, il résiste mal aux insectes" A partir du moment où les règles de mises en œuvre et d'entretien sont respectées, le matériau bois résiste à tout. Aujourd'hui, les techniques de traitement permettent de réaliser une préservation efficace et définitive, mais aussi respectueuse de l'environnement. Une maison en bois bien conçue ne subit pas les attaques des insectes xylophages lorsque toutes les règles de l'art sont respectées: • choix des bois (essences comme le chêne, le mélèze,... naturellement résistantes), traitements certifiés pour les résineux, mise en œuvre de qualité... • l'ossature bois d'une maison individuelle est parfaitement et définitivement protégée contre les insectes. Quant aux termites et aux champignons qui aiment tant l'ombre, l'humidité et les sous-sols, il suffit de s'en protéger par un traitement au sol.
"Le bois est un patrimoine fragile" Ponts, pilotis, constructions navales, maisons à pans de bois (colombage)... sont autant d’exemples qui démontrent la résistance du bois dans des environnements à priori hostiles. Ouvrages qui ont résisté au temps comme aux attaques d’insectes. Les plus vieilles maisons du monde ne sont elles pas en bois ? Sous toutes les latitudes et quelque soit sa condition, l'homme a de tout temps trouvé refuge entre des murs faits de ce matériau qui se joue des siècles. La maison en structure bois offre un excellent comportement dans le temps (pas de fissures, pas de tassement, pas de condensation ni de pénétrations d'humidité). La maison en bois constitue un bel héritage. Les maisons à ossature bois sont conçues pour durer, pour traverser les siècles. C'est la vétusté qui cause la perte de valeur d'un bien immobilier, quel que soit le matériau utilisé. La revente peut même s'avérer plus aisée. La valeur d'une maison dépend surtout de sa situation et de l'environnement local (écoles, transports,...), sa technique de construction a une faible influence sur son prix de revente. Les maisons en bois échappent souvent à cette règle : elles offrent de tels bénéfices en termes d'esthétique et de confort de vie, qu'anciennes ou contemporaines, elles sont très prisées. Autre avantage de la maison bois : l'acquéreur peut aisément modifier son architecture, ôter une cloison, percer une baie vitrée, changer de bardage ou réaliser une extension.
"Le bois, ça s'entretient en permanence" Quel que soit le matériau employé, toute construction requiert un « entretien » régulier. Et comme le prouvent les multiples exemples de constructions anciennes, la construction bois, bien conçue et réalisée par des professionnels qualifiés, n’implique pas un entretien plus fréquent. D’ailleurs, sur le continent nord américain, 98 % des habitations individuelles sont bâties ainsi. Une façade en bois brut, par exemple, ne demande aucun entretien. Le bois laissé au naturel est patiné par le soleil, sa teinte variant du noir au gris argenté selon les climats, l'altitude et les essences utilisées. Pour les adeptes du bois coloré les frais et les temps d'entretien sont de plus en plus réduits. Tandis que celle recouverte de peintures de pigments clairs peut atteindre des intervalles d'entretien de 10 ans et plus.
"Avec le bois, on ne construit pas n'importe où" Terrains humides, accidentés, trop pentus, au sol trop meuble ou encore difficiles d'accès, le bois s'adapte à toutes les situations. A tel point qu'il est parfois la seule solution constructive. Ses multiples qualités en font également un matériau très apprécié dans les zones sismiques. Des bâtiments au Japon et en Californie en témoignent depuis des siècles. Ce matériau a la faculté rare de s'harmoniser à des univers variés. Traditionnelle pour les uns, l'architecture bois devient contemporaine, voire tendance pour les autres. Le bois se conjugue spontanément à d'autres matériaux tels que le verre, l'acier ou encore la pierre. Par sa « nature » noble et sensuelle, le bois est facteur d'harmonie. L'habitat en bois embellit et humanise la ville. A la campagne, il s'intègre naturellement dans tous les paysages. Avec le bois, pas de faute de goût ! Comme toute construction, une maison bois doit respecter les règlements d’urbanisme en vigueur et se conformer au P.O.S. (plan d’occupation des sols) ou au P.L.U. (plan local d’urbanisme). Ces textes donnent des précisions sur l’architecture et l’aspect extérieur (pentes de toiture, type de couverture, couleur des façades…). Si on respecte ces réglementations, les maisons bois peuvent être construites partout.
Les quelques difficultés que l’on peut rencontrer dans l’obtention d’un permis de construire concernent le revêtement extérieur (la maison bois étant souvent assimilée par les élus locaux ou les instructeurs de permis de construire à des chalets de montagne, architecture qui ne correspond pas toujours à celle de la région concernée), d'ou la nécessité d'un dialogue préalable.
Les classes de risques d'après la norme NF EN 335-2 | Classes | Situation en service | Exemples d'emplois | Zone sensible | Risques biologiques | | 1 | Bois sec, humidité toujours inférieure à 20 % | Menuiseries intérieures à l'abri de l'humidité : parquets, escaliers intérieurs, portes ... | 2 mm | insectes, termites, dans les régions infestées | | 2 | Bois sec mais dont l'humidité peut occasionnellement dépasser 20 % | Charpente, ossatures correctement ventilées en service | 2 mm | insectes, champignons de surface, termites, dans les régions infestées | | 3 | Bois à une humidité fréquemment supérieure à 20 % | Toutes pièces de construction ou menuiseries extérieures verticales soumises à la pluie : bardages, fenêtres ... Pièces abritées mais en atmosphère condensante | Toute la partie humidifiable de la zone non durable naturellement | pourriture, insectes, champignons de surface, termites, dans les régions infestées | | 4 | Bois à une humidité toujours supérieure à 20 % | Bois horizontaux en extérieur (balcons, coursives ...) et bois en contact avec le sol ou une source d'humidification prolongée ou permanente | Zone non durable naturellement | pourriture, insectes y compris termites | | 5 | Bois en contact permanent avec l'eau de mer | Piliers, pontons, bois immergés | Zone non durable naturellement | pourriture, insectes y compris termites |
| Robinier (Faux acacia) | oui | oui | oui | oui | | | | | | | | Essences résineuses tempérées | | | | | | Classe 1 | Classe 2 | Classe 3 | Classe 4 | | | (a) | (a) | (b) | (c) | | Épicéa (sapin blanc du nord) | non | non | non | non | | Hemlock | non | non | non | non | | Sapin | non | non | non | non | | Pin noir d'Autriche et laricio | oui | oui | non | non | | Pin weymouth | oui | oui | non | non | | Cédre | oui | oui | oui | non | | Douglas (pin d'Oregon) | oui | oui | oui | non | | Mélèze | oui | oui | oui | non | | Pin maritime | oui | oui | oui | non | | Pin sylvestre (pin rouge du nord) | oui | oui | oui | non | | Pitchpine | oui | oui | oui | non | | Western red cedar | oui | oui | oui | non | | | | | | | | Essences tropicales | | | | | | | Classe 1 | Classe 2 | Classe 3 | Classe 4 | | | (a) | (a) | (b) | (c) | | Ayous | non | non | non | non | | Illomba | non | non | non | non | | Limba | non | non | non | non | | Samba | non | non | non | non | | Lauan white | oui | non | non | non | | Dibétou | oui | oui | non | non | | Framiré | oui | oui | non | non | | Amarante | oui | oui | oui | non | | Angélique | oui | oui | oui | non | | Azobé | oui | oui | oui | non | | Kosipo | oui | oui | oui | non | | Méranti dark red | oui | oui | oui | non | | Niangon | oui | oui | oui | non | | Sipo | oui | oui | oui | non | | Wengé | oui | oui | oui | non | | Bété | oui | oui | oui | oui | | Douka | oui | oui | oui | oui | | Doussié | oui | oui | oui | oui | | Iroko | oui | oui | oui | oui | | Kapur | oui | oui | oui | oui | | Moabi | oui | oui | oui | oui | | Padouk | oui | oui | oui | oui | | Teck d'Asie | oui | oui | oui | oui | | | | | | | | (a) Sans limitation de durée de service. | | (b) Pour des durées de service de l'ordre de 25 ans indépendamment de déformations à maîtriser séparément. | | (c) Le comportement et la durée de service dépendent de nombreux facteurs liés au sol, climat, exposition, section de pièces, etc. L'appréciation est donnée ici pour une durée moyenne de plus de 10 ans sans attaque significative. Il n'est pas non plus tenu compte de la section des bois qui, toutes choses égales par ailleurs, peut retarder la rupture des pièces attaquées par la pourriture. |
| Niveau | RT 2005 : | Effinergie BBC | | isolant en toiture | 20 cm | 30 cm d'isolant en toiture, isolant avec un lambda = 0.039 W/m.K | | isolant plancher | 8 cm | 15 cm d'isolant dans les planchers, isolant avec un lambda = 0.039 W/m.K | | isolant en façade | 10 cm | 15 cm d'isolant en façade, isolant avec un lambda = 0.039W/m.K | | Fenêtres | Fenêtres double vitrage avec Ug= 2 | Fenêtres double vitrage à isolation thermique renforcée : Ug = 1,1 |
Ce tableau vous présente un comparatif des exigences des normes thermiques passées et à venir. C'est maintenant qu'il faut agir puisque dès 2012, la réglementation imposera que les constructions neuves consomment moins de 50kWh/m²/an !
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